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Quel est votre parcours et quel poste occupez-vous?

J’ai obtenu mon diplôme d’études collégiales en informatique au Saguenay en 2001. À l’époque, j’avais envie de quitter Chicoutimi pour découvrir Québec. Mon stage à la Faculté de droit de l’Université Laval a marqué le début d’un parcours qui dure encore aujourd’hui.

Après quelques contrats, j’ai obtenu un poste permanent à la Direction des technologies de l’information. Au fil des ans, j’ai occupé plusieurs fonctions avant de devenir conseiller en architecture RI, un rôle que j’assume depuis trois ans. En août prochain, je célébrerai d’ailleurs mes 25 ans à l’Université Laval. Avec le recul, je dirais que mon parcours s’est construit naturellement, au rythme des défis et des occasions qui se sont présentés.

Qu’aimez-vous de votre environnement de travail?

Impossible de s’ennuyer ici! Ce que j’aime le plus, c’est la diversité des projets et des défis et la possibilité de toucher à toutes sortes de technologies. Comme nous sommes au cœur de l’enseignement et de la recherche, il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre ou à bâtir.

J’ai aussi la chance de travailler avec des collègues engagés, collaboratifs et expérimentés. Cet esprit d’équipe se retrouve même à l’extérieur du bureau lors de nos fameux midis volleyball. C’est une belle façon de bouger, de décrocher et de renforcer les liens entre collègues.

Qu’est-ce qui vous a amené à travailler dans les technologiques de l’information?

À vrai dire, je n’avais pas de plan de carrière bien établi. J’ai même déjà pensé devenir policier ou entrer dans l’armée. J’aimais beaucoup le sport et tout ce qui était plus physique.

Mais à l’époque, j’étais aussi un grand amateur de jeux vidéo et d’ordinateurs. C’est cette passion qui m’a naturellement dirigé vers les technologies de l’information. Plus j’en apprenais sur le domaine, plus j’y découvrais de possibilités. Avec le recul, je peux dire que cette passion a clairement influencé le reste de mon parcours.

Y a-t-il un moment de la journée que vous préférez particulièrement dans votre milieu de travail?

Les moments que je préfère sont les ateliers de travail. Ce sont des échanges très enrichissants, parce que derrière la technologie, il y a toujours un besoin à comprendre. Mon rôle consiste à m'asseoir avec les spécialistes, les chercheurs ou les équipes pour bien cerner leurs enjeux, leurs priorités et les besoins institutionnels afin de trouver la meilleure solution pour y répondre.

J'aime particulièrement cet aspect humain de mon travail. Contrairement à l'image qu'on peut parfois avoir des TI, c'est également un domaine de collaboration et d'accompagnement. Chaque projet apporte son lot de défis et de découvertes, alors c’est toujours agréable de se retrouver à la machine à café et d’échanger avec les collègues pour partager nos idées et nos solutions.

Concrètement, à quoi ressemble une journée type dans votre poste?

Aucune journée ne se ressemble. Je peux passer d'une réunion d'équipe à une rencontre avec un centre de service TI, puis participer à une discussion sur les orientations technologiques de l'Université. En réalité, mon travail est beaucoup plus humain qu'on pourrait le croire.

Les échanges occupent une grande place. J'ai la chance de collaborer avec des personnes aux profils très variés, partout sur le campus. C'est ce qui rend chaque journée aussi stimulante que différente.

Quelle partie de votre travail vous rend le plus fier?

Ce qui me stimule le plus, c'est de voir un projet passer de l'idée à la réalité. J'aime accompagner les équipes à chaque étape et leur fournir une base solide sur laquelle elles pourront bâtir.

J'utilise souvent l'image d'une maison : mon rôle consiste à livrer une structure fiable, sécuritaire et prête à accueillir le projet du client. Une fois les clés remises, les équipes peuvent se l'approprier et la faire évoluer. Participer à cette transformation et voir les résultats concrets, c'est ce qui me rend le plus fier.

Y a-t-il une réalisation ou un projet dont vous vous souvenez particulièrement?

Sans hésiter, je dirais le virage vers l'infonuagique. C'était une transformation majeure qui a changé notre façon de concevoir et de déployer les services technologiques.

J'ai eu la chance de participer à la mise en place des fondations qui allaient soutenir les futurs projets dans cet environnement. Mon objectif était de créer un cadre sécuritaire et simple d'utilisation pour que les équipes puissent rapidement passer à l'action, se l’approprier et déployer de nouvelles initiatives.

C'est le genre de projet qui demande beaucoup d'efforts en coulisses, mais dont les retombées se font sentir pendant des années. C'est ce qui en fait un souvenir particulièrement marquant pour moi.

Selon vous, quelles qualités sont essentielles pour être un bon architecte RI?

La curiosité est probablement la qualité la plus importante. Les technologies évoluent rapidement, alors il faut avoir envie d'apprendre et d'être constamment en mode adaptation.

L'écoute et la collaboration sont tout aussi essentielles. Les meilleures solutions émergent souvent du travail d'équipe et de l'expertise de plusieurs personnes.

Enfin, il faut savoir vulgariser. Une bonne partie de mon rôle consiste à faire le pont entre la technologie et les besoins des gens, en traduisant des concepts parfois complexes en solutions concrètes et faciles à comprendre.

Si vous pouviez vous parler à vous-même au début de votre carrière, quel conseil vous donneriez-vous et qu’avez-vous appris?

Je me dirais de ne pas avoir peur de sortir de ma zone de confort. Les meilleures occasions se cachent souvent là où on ne les attend pas. Avec le temps, j'ai aussi appris qu'avant de passer à l'action, il faut prendre le temps d'écouter et de comprendre.

S'il y a une chose qui m'a permis d'évoluer au fil des années, c'est la curiosité. Garder l'esprit ouvert et continuer d'apprendre fait toute la différence.

Et surtout, j'ai découvert à quel point j'aime voir un projet se concrétiser. L'amener de l'idée à la réalisation reste, encore aujourd'hui, l'une de mes plus grandes satisfactions.